/// Comment je vous écris? les mots… ///
Article créé le 19 Juin 2026, modifié le 1xxxx juin 2026
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Blog récemment réorganisé
Prochains cours en Suisse 2026
Nouveau blog en espagnol: http://www.lanitando.com
Les dernières nouvelles apparaissaient souvent sur ce site jusqu’à ce qu’un hébergeur indélicat l’élimine. Ces articles me font maintenant cruellement défaut.
C’est difficile à dire. Je suis comme une éponge qui analyse les discordances par temps d’orage (j’avais tapé « oranges »). L’orage réel s’est déchaîné et il m’inspire, car il complète mes réflexions. Je pars à la recherche des mots.
Décalage?
Mes nombreux voyages me rendent beaucoup sensibles à certains biais occidento-centrés. Cela provoque des analyses fréquemment critiques difficilement compréhensibles puisque ces biais sont généralement assimilés et ne sont visibles que par ceux qui connaissent différents mondes (je parle de mondes concrets, je ne connais pas de paradis artificiels).
Trop calme, mais trop préoccupée
On me dit vouloir une formation aux teintures naturelles en 1 jour, oui, vous avez bien lu. J’en suis incapable comme je l’explique dans un article précédent. J’ai moi-même mis 25 ans pour apprendre au pas de course ce que j’enseigne en une petite semaine.
Il semble donc que cette nouvelle saison de cours va rester sans candidats. C’est dommage, car j’ai beaucoup à partager.
Je ne perds pas mon temps, mais les bénéfices ne sont pas aussi matériels que désirés.
Remettre à l’ordre du jour des techniques oubliées
Il s’agit pour moi de renouveler l’intérêt pour des formes d’artisanat du passé. Mais, les modes passent vite et l’artisanat s’inscrit dans le temps long. J’ai l’impression de répéter du déjà dit.
Avant moi, il y a eu des gens qui ont passé des années de recherches sur des pièces archéologiques. Et avant eux, il y a eu des artisans qui ont développé des techniques très adaptées à leur situation. J’ai bénéficié de leur travail et je leur en suis reconnaissante.
Pour toute activité manuelle, il faut se donner le temps pour les gestes. Ils doivent être précis. Si mon doigt ne tape pas sur la bonne touche du clavier, j’obtiens une faute de frappe. En informatique, on peut revenir en arrière, ce n’est pas toujours le cas en artisanat, car on travaille avec de la matière, pas avec des mots ou des chiffres.
Les photos
Les photos sont loin de montrer ce que je vois et que vous pouvez tous voir. J’ai beau les multiplier, il y a toujours un décalage trop grand. Elles ne mettent pas en valeur les détails, le temps et les gestes.
Les couleurs ne sont pas ce qu’elles sont. Le relief n’est plus là.
Un équilibre un peu forcé
Répétition?
C’est devenu normal de répéter. Je n’ai pourtant aucune envie de radoter, c’est pour cela que j’utilise les liens hypertextes qui sont un apport précieux de l’informatique.
Chaque article provoque des lectures de livres, des écoutes de conférences. Ce ne sont pas que des mots, c’est aussi du temps.
Moins on a d’arguments, plus on les répète sous tous les tons.
Déficit attentionnel
La répétition continuelle provoque l’endormissement. Les nouveaux apports se noient. N’est-on pas en train de psychologiser, de prendre pour soi un problème général. On avale des quantités phénoménales d’informations sans liens et on ne nous laisse surtout pas le temps de faire les liens.
Une fois encore, le lien se crée par la pratique. Par exemple, le filage au fuseau, on peut apprendre en un quart d’heure, avec un fuseau et de la laine entre les mains. Mes amies Aymara du nord du Chili me racontaient qu’elles ont appris à 5-6 ans en regardant leur mère avec les déchets de filature qu’elles leur laissaient. Elles obtiennent des fils que l’on peut confondre avec ceux produits dans l’industrie. Elles ont accumulé des années de pratique et sont capables de reconnaître ce qu’elles ont filé au milieu d’un tas de pelotes.
Photo
Faut-il toujours répéter les publications sur les réseaux sociaux au risque de décourager les rares amis qui vous suivent?
Je ne crois plus au Père Noël, je ne fais plus confiance aux réseaux sociaux pour me mettre en relation avec le bon contact au bon moment.
Spirales
Les anciens étaient de bons géomètres.

Je ne sais pas me copier
Encore un nouveau bonnet. Oui, mais avec une nouvelle alliance de matières premières et une nouvelle structure, donc un nouveau défi. J’approfondis ma technique en spirale, aussi bien au sens littéral que figuré.
Un de mes buts pourrait être de reproduire ce motif Lambayeque au nailbinding.
J’avance vers le but.
Si vous ne comprenez pas
Pour ce qui est théorique, relire ou réécouter est toujours possible, encore plus maintenant.
Je viens de doter ce site d’une bibliographie et d’un glossaire, pour le rendre plus accessible.
Pour ce qui de la pratique, il faut savoir observer et prendre le temps de pratiquer. Les bons artisans ne savent pas toujours expliquer leur technique, il faut se donner la peine de les observer pour bien comprendre leurs gestes.
Si je ne suis pas assez claire, contactez-moi.
Être positif c’est obligatoire
Je ne suis pas adepte des théories dans le genre de la « loi d’attraction » qui considère que tout doit être toujours positif sous peine de ne pas être compris par le cerveau.
J’ai été formée à la rédaction dans l’Éducation Publique de la République Française, où l’on appliquait l’ancienne formule thèse-antithèse-synthèse…
Une pensée yin yang me paraît plus conforme à la réalité, qu’un simple toujours plus positif jusqu’à l’infini. L’esthétisation a ses limites.
D’abord, il faudrait être ouvert au partage, même s’il est parfois contradictoire.
Une communication à sens unique
Je constate que ce site qui incite au questionnement et aux commentaires, n’a que peu de retours malgré le nombre de vues.
C’est vrai que les robots pilleurs sont peu bavards.
Les réseaux sociaux, quant à eux, ne provoquent que peu de commentaires, en général d’amis habitués… Et qui, désormais, a le temps pour cela.
Comment le langage est détruit?
Voici une liste en vrac de mots bafoués sur lesquels on ne peut plus construire. Vivant, écologique, bio, vert, sobriété, frugal, extrême, crise, projet, solidaire, bienveillance, ami, adaptation, résilience, transition, progrès… ces mots sont vidés de leur sens et détournés. La langue de bois semble évoluer aussi rapidement que l’argot. La roue du moulin à recycler les mots tourne trop vite…
Ils vont bientôt épuiser les dictionnaires de synonymes. À ce rythme, on devient vite obsolète comme une vulgaire imprimante destinée à n’imprimer qu’un certain nombre de pages.
Qui sait combien de mots de cet article devraient bientôt figurer dans la liste ci-dessus.
Ces mots touchent à tout ce qui concerne une vie attrayante et transforme une certaine non-violence et bienveillance soit en leur contraire, soit en un produit de consommation courante, puis en déchets.
Cette funeste tendance peut nous pousser à réexpliquer le sens de chaque mot1.
Il faut apprendre à débusquer les litotes et les euphémismes2 et enlever nos lunettes roses.
Dans une langue déjà appauvrie par l’informatique, le choix devient de plus en plus restreint. C’est frustrant. Nous pouvons cependant le réenrichir.
La langue de bois attaque même les couleurs. Ce n’est pas un hasard si elle se réactive avec autant de violence.
- Voir les vidéos des Conférences Gesticulées de l’association l’Ardeur et notamment celles de Frank Lepage, vous pourrez y découvrir l’histoire de la Sécurité Sociale et de son « trou » ↩︎
- Litote et euphémismes, formes de style visant à enjoliver et à réduire la portée négative du propos ↩︎
J’attends vos commentaires.

